Oui, on pourrait les récompenser tant leurs rôles écologiques sont nombreux et indispensables. Sans eux, adieu fruits et légumes, qu’ils pollinisent avec soin. Sans eux, bonjour crottes et cadavres, qu’ils recyclent et font disparaître avec méthode. Sans eux, bonjour moustiques, pucerons, chenilles et autres insectes indésirables, que les insectes prédateurs mangent avec délectation. Sans eux, adieu hirondelles et autres oiseaux insectivores. Sans eux… bref, la liste de leurs bienfaits est longue. Mais tout cela n’a rien d’étonnant, car les animaux ont tous un rôle dans la nature, alors les plus nombreux ont le plus grand rôle. Au chapitre des quantités, les petites bêtes, notamment les invertébrés, sont en tête : il y a environ 1 500 000 espèces animales dénombrées sur Terre, et plus de 1 450 000 sont des invertébrés !
Jusque dans nos jardins, ces petites bêtes sont présentes et, dans l’immense majorité des cas, bien utiles. On connaît le rôle des coccinelles qui mangent des pucerons, mais il y en a bien d’autres. Les araignées aussi prennent des pucerons dans leurs toiles, en plus de nous débarrasser gratuitement des bestioles dans la maison. Et ne croyons pas qu’elles nous piquent ou qu’elles nous mordent, c’est une idée reçue ! Les frelons et autres guêpes, sont d’efficaces prédateurs de mouches et de plein d’autres insectes. Les chenilles sont très utiles pour nourrir les jeunes oiseaux qui s’en délectent au printemps.
Nous l’aurons compris, les petites bêtes sont très utiles et beaucoup moins ennuyeuses qu’on ne le croit. Alors à nous d’essayer de reprendre conscience que cette biodiversité, cette diversité du vivant, est indispensable à l’équilibre des « natures » qui nous entourent, les prairies, les forêts, les jardins, les balcons… et pourquoi pas nos chambres !
Références :
Les insectes en 300 questions/réponses, François Lasserre, Delachaux et Niestlé, 2007
Petit atlas des bestioles de la maison, François Lasserre, Delachaux et Niestlé, 2008
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